Le centre Notre-Dame de Valeur : une oasis pour les migrants

Le centre Notre-Dame de Valeur a ouvert en février 2014 au sud de Tel Aviv. Ce lieu d’accueil permet aux communautés de migrants de se réunir pour pratiquer leur foi et profiter des nombreuses activités pastorales qui y sont proposées. En faisant de Notre-Dame de Valeur l’une des principales antennes d’action de la Pastorale des Migrants, le Père David Neuhaus leur offre une véritable oasis où trouver réconfort spirituel, formation et aides sociales.

Le centre Notre-Dame de Valeur, un lieu de vie spirituelle

Dans ce complexe situé au coeur du quartier populaire voisin de la gare centrale de Tel Aviv, se concentrent la majorité des activités de la pastorale des migrants. Le plus grand bâtiment, dont la rénovation date de l’année 2014, accueille l’église, qui permet de soutenir la vie spirituelle, sacramentelle et religieuse des nombreux paroissiens. Ils sont en effet plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, à avoir fait de Notre-Dame de Valeur leur paroisse : entre le vendredi soir et le dimanche matin, sept messes dominicales sont célébrées, chacune réunissant quelque 400 fidèles. A l’issue de la messe les fidèles se retrouvent pour un repas convivial, l’occasion de partager sur leur quotidien avec leurs amis et les membres de leur communauté.

Philippins, Indiens, Érythréens, Sri-lankais ou Soudanais, tous viennent trouver ici un lieu de réconfort spirituel. Le centre propose également un lieu de formation et d’éducation pour leurs enfants qui suivent un catéchisme adapté en hébreu, langue qu’ils parlent à l’école et dans laquelle ils ont appris à lire et écrire. Ils peuvent ainsi se préparer aux sacrements : cette année, 50 enfants feront leur première communion, 25 recevront la confirmation. Une fois les six années de catéchisme terminées, certains continuent à se rendre au centre Notre-Dame de Valeur et participent aux activités du groupe de jeunes qui se construit petit à petit ; ils auront bientôt un local qui leur sera réservé où ils pourront se réunir à leur guise.

Un lieu où les migrants trouvent une aide concrète et adaptée à leurs besoins

Le centre Notre-Dame de Valeur est surtout un lieu où de véritables défis sociaux sont relevés au quotidien, permettant aux migrants de trouver une vie plus digne. Pour apporter une aide appropriée, le père David Neuhaus, vicaire patriarcal latin et coordinateur de la pastorale des migrants, nous explique avoir fait le tour des ONG qui travaillent avec les migrants en leur demandant comment l’Eglise pouvait soutenir leur travail. Les réponses apportées ont notamment donné lieu à deux initiatives :

  • la création de crèches qui accueillent les enfants de moins de trois ans : en septembre 2014, 6 enfants étaient accueillis dans le centre, il sont aujourd’hui 51, encadrés par une dizaine de personnes.
  • l’ouverture d’une chambre permettant d’accueillir des malades en convalescence dans la maison Saint Joseph, située à côté du bâtiment où se trouve l’église. Cela constitue une réponse à un réel problème que rencontrent certains migrants : sans sécurité sociale, s’ils sont pris en charge en cas de maladie grave, une fois tirés d’affaire, ils se retrouvent dans la rue, sans travail, sans logement et sans aide. Les ONG sont à la recherche de lieux de convalescence pour les accueillir. Le centre Notre-Dame de Valeur cherche donc à pallier à ce besoin : une maman atteinte d’un cancer y est actuellement accueillie pour trois semaines avec sa petite fille de 4 ans.

Le centre Notre-Dame de Valeur : un lieu dynamique au coeur de l’actualité de la vie de l’Eglise

Le père Mako, venu des philippines pour une mission de trois ans, est curé et directeur du centre Notre-Dame de Valeur. Il s’occupe de la synchronisation des différentes activités, de la maintenance, et des relations entre les aumôniers, l’assistante sociale, ainsi que les autres personnes qui y travaillent. Alors que sa paroisse réunit les plus pauvres d’entre les pauvres, il accorde une importance particulière à rendre vivante l’Année de la Miséricorde voulue par le Pape François et a déjà accompagné la mise en place de plusieurs initiatives comme la collecte des bouteilles consignées : « chaque paroissien ramène les bouteilles vides, l’argent reçu en échange sert aux oeuvres de charité de la paroisse ». Deux pèlerinages ont été organisés pour passer les portes de la miséricorde à Bethléem et à Jérusalem, « afin de permettre aux paroissiens d’expérimenter la miséricorde et l’amour de Dieu » ; aussi, le Père Mako a invité chacun de ses paroissiens à prendre l’engagement personnel d’accomplir fidèlement tout au long de l’année une oeuvre corporelle de miséricorde.

Calixte des Lauriers
Photos : ©LPJ / Thomas Charrière
Source : www.lpj.org

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